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Exposition du 17 au 19 Juillet 2026 de 10h à 13 h - 16h à 19h - Nocturne le 17 juillet.
Vernissage le 16 juillet à 18 heures
Édith Convert est simplement, mais fondamentalement sculpteure métal.
C’est d’abord dans le Jura qu’elle a ouvert son premier atelier, pour s’installer ensuite à
L’Argentière-La Bessée (Hautes-Alpes) où elle vit et travaille désormais depuis quelques années.
Son parcours artistique de trente-cinq années est jalonné d’expositions importantes (musées, centres d’art contemporain, biennale…), de résidence d’artistes, d’installations in situ. Les galeries parisiennes, suisses, New-yorkaises ne se sont pas trompées sur l’excellence de son art en l’exposant, ni l’association
« Alliance et Liberté » en lui commandant une sculpture mémorielle en souvenir des passeurs du
Risoux qui fut inaugurée le 28 août 2014 sur la frontière franco-suisse.
Si la ferronnerie est une technique qu’elle a depuis longtemps acquise, son art de la sculpture
insuffle au métal la matière même du vivant, son feu intérieur, un mouvement autant singulier
qu’universel.
L’Homme est au centre de son travail, plus précisément de son cheminement dans son métalvivant.
Cet Homme qu’elle forge, cet Homme dans le monde comme il va est notre ! Il est notre nudité fondamentale, celle d’un face à face avec nos errances et nos joies dansées, celle d’une confrontation avec l’exil hors les murs de nos regards trop souvent aveugles, normés, avec nos abominations jusqu’à la contorsion. Jusqu’à ce point de déséquilibre restitué dans le fer battu, fracturé, ressoudé.
Visages-masques sculptés et saisis dans leur stupéfaction, femme accroupie, dépossédée de son être et de son corps engrossé de barbaries, hommes au corps sexué de désirs, à tête de poisson, aux muscles secs ou saillants qui aspirent à se mouvoir coûte que coûte… Telle est la beauté brute des sculptures d’Édith Convert que ses mains nous tendent et nous offrent en partage, sans compromission aucune.
Il faut ici désigner ses sculptures par leur nom inscrit dans le processus de création, qu’elles soient monumentales ou dessinées au chalumeau sur plaque d’acier, têtes sculptées ou dressées sur des douelles : Abattre les murs, Le Monde comme il va, la série des Nomades, Soumission, Viol arme de guerre, Les maux sans les mots… pour ne citer que celles-ci !
Que disent ces titres et noms, sinon notre humaine condition et l’inhumanité des actes qui la
saccage. Que dire aussi de son travail sculpté sur les mains, les visages, les corps, sinon l’alliance
parfaitement maîtrisée du métal et du réel saisissable, saisissant. Car toutes ses sculptures
nomment notre réalité, ce que nous fûmes jadis et naguère, et ce que nous sommes devenus
aujourd’hui, et toutes le transfigure, non pour l’atténuer, bien au contraire, mais pour évoquer ses silences, nous laisser les entendre.
Alain Michel, artiste collagiste